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Il était une fois le Jardin des Gâtines

Photo du rédacteur: Christine Pastor
Christine Pastor
1 mai
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 juil.


1968 - Le promoteur de la résidence Le Parc de Béarn cède à la commune le jardin des Gâtines, au franc symbolique, à charge pour elle de le conserver et de l’entretenir. Le terrain est frappé d’une servitude non aedificandi perpétuelle interdisant toute construction.

 

2020 - Quelques mois après son élection, M. BERDOATI annonce au conseil syndical de la résidence, sans concertation préalable, son projet de parking de 170 places au niveau du jardin. Raison invoquée : la préemption du parking Foch, situé face aux hôpitaux, par la Société du Grand Paris pour le métro 15 impose de reconstituer une offre de stationnement pour les hôpitaux.

 

L’association Les amis du jardin des Gâtines voit alors le jour pour préserver le site et s’opposer à l’abattage de 80 arbres, dont 50 de haute tige.

 

Projet surdimensionné et mal situé, il constitue un véritable écocide en zone urbaine déjà très polluée (proximité immédiate de la rue Dailly).

 

Évalué à 6 M€, initialement sans coût pour la ville (financé par Indigo), il coûtera finalement 2,4 M€ aux Clodoaldiens : Indigo, n’y trouvant plus la rentabilité escomptée, obtient un financement municipal de 40 %.

 

2024 - La suppression du parking Joffre n’entraîne aucune saturation ni de la circulation ni du stationnement dans le secteur et des places de stationnement restent disponibles à proximité (avenue André Chevrillon).

 

Depuis 2020, la ville n’entretient plus le jardin (hors élagages). La mairie a déjà dépensé 72 K€ en frais d’avocats, des procédures sont encore en cours et l’Assemblée nationale a récemment adopté un texte visant à réguler et réduire la tarification des parkings hospitaliers. La rentabilité va être réduite à peau de chagrin et, si Indigo se retire du projet, qui financera les 6 M€ ?

 

Ce projet, sans avenir, a déjà coûté 72 000 € aux Clodoaldiens et pourrait leur en coûter jusqu’à 6 M€ !

 

Il est temps d’être raisonnable, M. BERDOATI, et d’abandonner, purement et simplement, ce projet de parking.

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